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Tome troisieme.
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•peut-être avec autant d’incertitude que nous ».•J’en demande pardon à monsieur Bourrit : iloublie que la source des fleuves est sur lesmontagnes, et que, si elles s’écroulent, lesfleuves ne porteront plus la fécondité et la viesur ce globe desséché , et que par conséquentil n’y aura plus d’hommes pour raisonner surces débris du monde, à moins qu’il ne pré-sume que d’autres montagnes s’élèveront etremplaceront les premières. Quelle perspectiveaccablante pour les amans de la gloire ! Si lemonde cesse , on ne parlera plus d ? eux !

Après maintes autres courses, nous rentrâ-mes à l’hospice vers le déclin du jour ; notrehôte alors donna ses soins à son ménage, àses troupeaux, aux passagers. C’étoit un hommeplein d’humanité et de douceur : la place qu’iloccupe est une espèce de ferme qui dépend de lavallée d’Hasly. Il doit habiter ce séjour depuis lemois de mars jusque vers la Saint-André, dansle mois de novembre, et souvent, à cette épo-que, il se trouve enfermé par les neiges. Il a poursalaire les pâturages de cette montagne, qui-peuvent nourrir dix-huit vaches et un grandnombre de chèvres et de brebis, et le produit•d’une quête annuelle qu’il fait dans la Suisse .11 est obligé d’héberger gratis les pauvres de