toutes les nations : malgré cette charge , laplace n’en est pas moins recherchée : mais cetaubergiste se plaint de l’envahissement desneiges et des glaces sur les croupes des montsqui nourrissoient naguère le menu bétail.Quand il quitte son poste, il laisse des chan-delles, de la viande salée, du pain, du fro-mage et du bois à brûler pour les voyageurssurpris par l’hiver. De plus, pour indiquer lechemin, on a planté des perches des deux cô-tés , à peu de distance les unes des autres. Cedernier hôte avoit créé, non loin de sa cabane,sur un rocher peu élevé, avec des terres trans-portées, un potager qui lui donnoit des na-vets, des choux et quelques autres légumes.
Nec pecori opportunaseges , nec commoda Bacclio ,Hic rarum in dumis olus.
De nombreux troupeaux de chèvres se disper-sent le matin sur ces montagnes, et le soir,avant le coucher du soleil, elles regagnent leurasile, marchant l’une après l’autre au bord desprécipices : leur lait est très-savoureux. Autourde l’hospice sont les huttes où l’on renferme le»fromages, qui sont d’une pâte excellente.
Le matin, dès que le soleil rayonna sur lacime des montagnes, nous partîmes pour 1<*