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Tome troisieme.
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maisons qui semblent ne fermer qu’un-villagecontinu. Dans une étendue de soixante lieues ,occupée par des glaciers , des rocs escarpés ,des ravins , des précipices , on compte une po-pulation de cinquante-cinq mille habitans, cequi revient à dix-sept cents par lieue carrée.Ni les riches plaines du Milanais , ni les plusbelles contrées de France , ni le sol des Pro-vinces - Unies , vivifiés par un commerce im-«mense, n’ofïrent une telle population.

Cependant ce canton ne contient que deuxou trois bourgs et un petit nombre de villages.Les autres paroisses sont formées par desmaisons isolées , qui sont vastes, carrées, éle-vées, solides et propres. Appenzell est un grandbourg, dont la plupart des maisons sont peintes.Les montagnes qui le cernent semblent le sé-parer du reste de la terre. Les lmbitans sontbien vêtus, bien logés, bien nourris; les au-berges excellentes : nous y vîmes des paysannesavec de petits galons d’or ou d’argent à leurscorsets; d’autres galcuneut tout leur vêtement;elles portent des chaînettes, des rosettes d’ar-gent : des paysans même ornent leurs habits,de boutons d’orfèvrerie. Enfin , nous avons vudes sonnettes d’argent de la valeur de 5o éc-us,,suspendues au cou de leurs vaches favorites.