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ger, pour sauver la vie à quelque voyageur^Enfin, ce sont des êtres dévoués à l’humanité,et les vrais bienfaiteurs des hommes.
Pendant les beaux jours, leurs travaux jour-naliers sont l’approvisionnement de la maison :le bois , la farine , le fromage, le vin , le four-rage , tout cela est importé de fort loin. Maisle printemps et l’hiver sont pour eux les sai-sons des fatigues et des dangers. Dès le moisde novembre jusqu’au mois de mai, un domes-tique de confiance, nommé le marronier, vaau-devant des voyageurs jusqu’à la moitié de ladescente, escorté d’un ou de deux grands chiens,dressés à reconnoître le chemin sous les neiges,et à découvrir les malheureux qui ont pu s’é-garer. Les religieux même volent à leur se-cours, quand le maronnierseu! ne peut suffire yils les soutiennent, les conduisent, quelquefoismême les rapportent sur leurs épaules : souventces voyageurs sont eidevés de force, parce que ,engourdis par le froid et épuisés de fatigue, ilsveulent se reposer et dormir sur la neige. Laseule violence peut les .arracher à ce sommeilqui les conduiroit à la congélation et à la mort.Lorsque ces religieux sont exposés à ces froidsexcessifs , ils frappent continuellement leurspieds et leurs mains, contre les grands bâtonsIII. H