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Tome troisieme.
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ferrés qu’ils portent avec eux, autrement lesextrémités de leurs membres s’engourdissentet se gèlent sans qu’ils s’en doutent. Malgréleurs soins , presque tous les hivers , deshommes périssent ou arrivent à l’hospice avecdes membres gelés. L’usage des liqueurs forte»est extrêmement dangereux dans ces occasions ;elles donnent, il est vrai pour un moment, dela chaleur et de l’activité; mais cette tensionforcée est bientôt suivie d’une atonie et d’unépuisement mortels. Lorsque l’on sait qu’ilmanque quelque voyageur, les religieux vontsonder les neiges avec de grandes perches; etpar la résistance qu’ils éprouvent, ils jugents’ils touchent un rocher ou un individu.

Le bâtiment de cet hospice est un carré long,bâti de pierres de roche ; l’église, le réfectoire,et les chambres des pauvres sont au rez-de-chaussée : au-dessus, on trouve le logement desreligieux, et grand nombre de chambres pourles voyageurs d’une certaine classe. À côté del’hospice est une écurie , où un hospitaliervend ce qui est nécessaire pour la nourrituredes bêtes de somme.

Cette maison a été fondée par Bernard deMenthon, originaire de Savoie , de famillenoble. Il étoit archidiacre d’Aoste : sa vie simple