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Tome troisieme.
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I n5 )

et retirée , son humilité, ya piété , sa douceur,sa charité lui avoient mérité la plus grande vé-nération. Il existoit en fjGs : c’est depuis cetteépoque que cette maison s’appelle le montSaint-Bernard. L’aspect de ce mont, quoiquetrès-sauvage, offre des agrémens dans la bellesaison. Le bâtiment domine un lac d’une demi-lieue de tour; en hiver, il est gelé jusqu’aufond, et le chemin le traverse. Souvent lesneiges s’élèvent jusqu’au toit du couvent; etquand elles s’ébranlent, elles chassent l’airavec tant d’impétuosité, qu’il soulève les portes.Plusieurs religieux ont péri par les avalanches.

Le froid, sur cette hauteur qui est de i, 24 otoises au-dessus de la Méditerranée , est très-vif; le baromètre y descend dans l’hiver de 18à ig degrés au-dessous de la glace, et quel-quefois, mais pour peu de temps, jusqu’à 20et 22. On a vu, le premier août, en 1767, à uneheure après midi, le thermomètre en plein airau-dessous de zéro, et tous les environs du comyent couverts de glaces nouvelles. Les jardinsdes religieux, situés sur de petits terre-pleins,entre les rochers les mieux abrités, produisentavec peine, à la fin d’août, quelques laitues etdes choux de la plus petite espèce, que les re-ligieux cultivent plutôt pour leur amusement

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