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n’attend oit pins que la mort. Un instant dtfcourage l’en fit sortir : il se traîna vers ses com~pagnons; il n’en trouva que deux encore envie, mais pâles, exténués, faute de nourri-ture , et couchés dans leurs tanières. Ils s’em-brassent. , les yeux mouillés de larmes ; en-suite ils s’encouragent réciproquement, fouillentsous la neige , trouvent des racines et des her-bes, qui soutiennent leur débile existence. For'tifiés par cette nourriture, ils vont à la chasseet à la pêche. Ces alimens, et une températureplus douce , leur firent attendre que la bellesaison leur permît de tenter les hasards de lamer pour regagner leur patrie. Ils abandonnè-rent leurs vaisseaux, se mirent dans une cha-loupe , et passèrent, non sans de grands efforts,à travers les glaces, pour regagner l’Océan ,où ils trouvèrent les vents et les tempêtes quiles jetèrent, après mille périls, dans un portde Norwége . Tant de dangers et de malheursn’avoient point découragé l’intrépide Munck:il alloit tenter la même entreprise ; ses vaisseauxétoient armés. II va prendre congé du roi deDanemarck, qui, lui rappelant sa premièreaventure, sembloit lui en imputer la faute,Munck, indigné, répond au roi un peu tropYiyement ; le monarque le repousse avec sa