( i46 )
Le citoyen, dès l’ùge de seize ans , a le droitde suffrage dans les assemblées générales, quisont convoquées tous les ans au dernier di-manche du mois d’avril : elles se tiennent à unedemi-lieue de Sclnvitz, dans une prairie ornéede beaux arbres. Tout citoyen s’y rend l’épéeau côté. Environ quatre mille personnes com-posent l’assemblée : le domestique y est auprèsdu maître ; le paysan, sur la même ligne queson seigneur. Les citoyens forment un grandcercle, au milieu duquel flottent les drapeaux ;tout y respire l’appareil militaire. Le magistratoccupe le centrç, le glaive à la main, symbolede l’autorité suprême. On invoque le ciel avantd’entrer en délibération : le signe d’acquiesce-ment est l’élévation de la main; l’inaction an-nonce le refus. Le nombre des suffrages est-ildouteux, on croise deux hallebardes ; ceux quisont pour l’affirmative passent dessous, et vontse former en ligne ; ceux qui restent se rangentde leur côté, et l’on compte alors le nombredes voix.
Dans ce canton, et en général dans les petitscantons, tout citoyen, témoin d’une rixe, estrevêtu par l’état de l’autorité du magistrat : il ale droit d’imposer silence aux deux partis, età sa voix tout rentre dans l’ordre j ceux qui