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iFobéiroient pas seroient punis comme réfra<Htaires à la loi.
Le luxe n’a point encore franchi les barrièresde ce séjour agreste : vêtement, nourriture,usage, tout y porte encore l’empreinte de lafrugalité. Le présent qui llatte le plus un jeunehomme, est une hallebarde que lui donne sonpère, à l’âge fixé par la loi. Dès qu’il l’a reçue,il est admis sous les drapeaux de la république.
Voici un trait aussi singulier que touchant ,arrivé dans ce canton , les premières annéesde la liberté. Le nommé Frantz vint un soirtrouver Gaspard qui fauchoit son pré, et luidit : a Mon ami, voici le temps de la récoltedes foins; tu sais que nous avons un différendpour une prairie ; nous ignorons à qui de nouselle appartient: pour décider la question , j’aifait assembler les juges à Schwitz; ainsi, viensdemain comparoître avec moi. — Tu vois ,Frantz, que j’ai fauché cette prairie ; il fautabsolument ramasser le foin demain , et je nepuis m’absenter. — Et moi, je ne puis ren-voyer les juges qui ont choisi ce jour ; d’ail-leurs, il faut savoir à qui restera la prairieavant de la faucher ». Ils contestèrent quelquetemps ; enfin Gaspard dit à Frantz : « Sais - tuce qu’il faut faire? Va-t-en demain à Schwitz j
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