( 165 )
sonner de temps en temps une corne d’un sortrauque ; elle en donne deux coups, et la senti-nelle , en faction sur la grande tour des rem-parts , doit répondre par trois coups du mêmeinstrument.
Une des curiosités de Lucerne est le plan enrelief du général Plilïer. Nous lui envoyâmesdemander la permission de voir ce clief-d’oeuvred’adresse et de patience. Ce militaire, aussi ai-mable qu’instruit, nous fit dire qu’il étoit à nosordres. Il nous accueillit avec toute l’urbanitéfrançaise, dit à madame Delinont les choses lesplus flatteuses, s’empressa de lui expliquerles détails de son plan. Il représente une sur-face d’environ soixante lieues .carrées des con- 1trées les plus montueuses de la Suisse ; ce sontles cantons d’Underwalden, Sclnvitz, Uri, unepai’tie de ceux de Lucerne, de Zug et de Berne ,renfermés dans un espace de douze pieds delarge. Le lac de Lucerne est le centre du plan,qui est en relief, posé sur une grande table»On monte sur trois marches, d’où l’on voit lelac de Lucerne , les campagnes , les villes, lesmontagnes , les villages et les hameaux du can-<ton. Les proportions en sont justes, les formesvraies, et les détails prodigieux. La vérité enest si frappante l'illusion si completle, que d&