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Les aines douces et vertueuses comme celleidc mon aimable tante et de Blanche, croiroientrespirer l’air pur du bonheur , en voyant lapaix, la - simplicité des mœurs, l’ordre quirègne dans cette maison rustique. Blanche medisoit : « Si je n’élois la femme d’un certain Del-mont, je voudrois être la femme ou la fille dudocteur Scliuppach ». Son épouse joint à beau-coup d’intelligence , une grande activité ; elleaide son mari dans la préparation des médica-mens , et lui sert d’interprète , car, il ne saitd’autre idiome que Fallemand suisse : elle a legouvernement des finances, recueille les hono-raires qui sont très-considérables , et souventreçoit pour sa part des cadeaux , des ornemensdont elle se pare les fêtes et dimanches. Midiest l’heure du dîner de cette respectable famille.Les étrangers présens sont admis à ce repas ;nous y fûmes invités , et nous acceptâmes avecun grand plaisir. Nos moeurs , nos habitudes ,nos passions nous éloignent en vain de la na-ture ; une inclination secrète nous y ramènetoujours. L’aspect de la campagne, dune chau-mière isolée sous des ombrages frais, entouréede vaches, de troupeaux , de chiens, gardiensfidèles, inspire un intérêt touchant. Notre ame,abandonnée à de- riantes illusions , se repose