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elle est bâtie au pied d’une montagne, dansline iîe que forme l’Aar . L’église et le châteausont élevés de deux cents pieds au-dessus de la'ville : c’est de leur terrasse qu’on promène sesregards sur un paysage enchanteur, par laréunion du lac, de l’Aar , des montagnes, lesunes couronnées de glaces, les autres embelliespar la culture.
Au sortir de Thoun , nous nons embarquâ-mes sur l’Aar . Bientôt nous entrâmes dans lelac, dont les rives sont bordées de villages etde bourgs. Il est cerné par des montagnes, dontles unes sont couvertes de pâturages, de vi-gnobles , qui produisent un vin qu’Horacen’auroit pas célébré. Ce lac nourrit d’excellenspoissons : il a trois lieues de longueur, troisquarts de lieue de largeur, et six cents toisesdô profondeur. Notre navigation étoit très-agréable : nous ne traversions pas, commeRenaud, des mers immenses, conduit par unejjune et jolie femme, aussi inconnue que lesmers ; nous ne voyions pas des villes, des em-pires nouveaux : mais nous passions en revuedes golfes cliarmans, ombragés de bois touffus ,de prairies embaumées de l’esprit des fleurs, etriantes de fraîcheur et de verdure.
Nous visitâmes la caverne de Saint-Beat,
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