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Tome troisieme.
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fuyoit dispersé et plein d’effroi. Heureusementla secousse et l’orage furent de courte durée.

Le lendemain dimanche, jour de dévotion*Blanche voulut assister au service divin. Enl’at-»tendant, nous nous promenions hors du village,lorsque les sons d’un concert mélodieux, exécutésur une éminence, vint frapper nos oreilles.Nous nous approchâmes; nous apprîmes quec’étoient les musiciens titrés de l’église, qui pré-ludoient, par un petit concert de hautbois etde bassons. Quand le pasteur fut arrivé, nousentrâmes dans l’église avec tout le village. Lesvieillards se placèrent d’un côté, les jeunesgens de 1 autre ; les mères de famille, dans unetribune en face des jeunes personnes de leursexe ; les musiciens occupèrent le choeur :l’ordre et la décence régnèrent pendant tout leservice divin. La mélodie des instrumens, etle chant simple et noble des cantiques, le re-cueillement, la piété de ces bons paysans, éveib-lèrent dans notre aine, avec le sentiment duplaisir, l’intérêt touchant de la dévotion. My-rlord convenait qu’il avoit été ému, et que cesprières , ces chants religieux, cette communi-cation de l’homme avec Dieu avoient quelque-chose de doux, de mélancolique, qui élevoientl’ame vers la divinité. « Vous voyez donc, lui