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iaut l’une au-dessus de l’autre. C’est le mo-ment de parcourir la vallée, qui déploie la plusbelle verdure, des rochers sourcilleux suspen-dus sur nos têtes, et des gerbes de feu qui des-cendent comme des éclairs : tableaux sublimespar ses accidens de lumière, ses sites et ses con-trastes. Mylord ne cessoit de répéter sa phraseaccoutumée : B y god is very beaulij'ul ; etnous, que cela est beau !
On nous amena nos chevaux au pied de lamontagne, d’où nous'partîmes pour la vallée deGrindehvald. Nous jetâmes nos derniers re-gards sur la scène que nous quittions. En gra-vissant la montagne, tantôt nous nous trou-vions au milieu des prairies, tantôt entourésde rochers menaçans. Plus loin, nous rencon-trions des sapins et des blocs de rochers cul-butés des sommités voisines : c’étoient les rui-nes d’une ancienne convulsion de la terre. Aumilieu de cette marche pénible, je citai à rny-lord, en riant, ce vers bizarre :
Droite et roide est la côte, et le sentier étroit.
« Ce vers est de vous? me dit-il. — Vous mefaites trop d’honneur, il est de Boileau » j cequi l’étonna. Enfin, après deux heures de mar-che, nous arrivâmes vis-à-vis des monts deglace : ce lieu paroit le tombeau de la nature.