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auprès desquels nous avions passé. Le dangerévanoui, la gaieté et la plaisanterie revinrent.Mylord dit à madame Delmont : « Je vois bienque je voyage connue Tobie, avec mon angegardien : aussi, avec vous, je monterois surle vésuve en feu )>.
Nous observâmes que des troupeaux de va-ches , qui paissoient auprès de l’avalanche ,n’avoient point partagé nos alarmes : peut-êtreque l’habitude leur lit discerner le danger ap-parent du danger réel. Ce que les bergers re-doutent le plus sur ces hauteurs, ce sont lesorages et les neiges d’été j aussi le pâturagen’est habité que pendant trois semaines.
Nous suivions gaiement notre route, lorsquemylord s’arrêta pour nous montrer au loin unearmée rangée en bataille. Je lui dis que c’é-toient apparemment les ombres des anciens li-bérateurs de ITIelvétie, qui habitoient ces mon-tagnes , connue les guerriers d’üssian séjour-nent dans les nuages. « Non , parbleu ; prenezvos lunettes , et vous verrez des corps animés,et non des ombres». Je lorgnai, et je vis qu’ilavoit raison. Nos conducteurs étoient retournésà Lauterbrunn. Cependant la curiosité accé-lère notre marche , et enfin nous reconnois-sons, avec autant de plaisir que de surprise,