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que cette armée prétendue étoit un attroupe-'ment d’hommes et de femmes, qu’une le te ras-seinbloit; mais le lieu de la fête, si éloigné,'couvert encore en partie de neiges, nous pa-roissoit un choix bizarre. Arrivés auprès d’eux,;nous nous crûmes transportés dans les plainesd’Olympie , Trois cents personnes étoient ran-gées sur deux lignes , une d’hommes , l’autre*de femmes : au centre de ces lignes, deux vi-*goureux athlètes s’attaquoient, se pressoient,s’entrelaçoientj ils déployaient à l’envi la vi-gueur, la légèreté et la souplesse. Le prix ditVainqueur, comme en Grèce , étoit la Gloire,et plus souvent la main et le coeur d’une jeûnabeauté. C’est à cette fête annuelle et publique*que le dieu d’hymen pose la couronne nup-tiale sur la tête des amans ; c’est sous les yeux:de sa maîtresse que le Suisse combat pourla mériter j et la fille, sous . les auspices dasa mère , stüt son amant de l’oeil, l’encou-rage d’un regard, pâlit ou étincelle de joie,suivant les vicissitudes de la lutte. Enchantésde ce tableau, il occupoit notre ame et îiosregards, lorsqu’une de ces nymphes , fraîchocomme Hébé, colorée de pudeur, fixa notreattention: elle s’en aperçut, et elle se dérobaaussitôt à nos regards, cachée derrière ses com-
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