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Tome troisieme.
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Plus je vois ces contrées fortunées, plusj’étudie leurs mœurs, et plus je me désabuse■des grands empires. Ici le bonheur est appuyésur trois pivots solides, égalité, sécurité etmédiocrité. L'avarice ne s’y tourmente paspour élever des piles d’or, et l’honnête hommene redoute pas les horreurs de l’indigence. Icil’on aune pairie, on l’aime. Les grands empires,insatiables d’argent, prodiguant les places auxintrigans, les honneurs aux hommes déshono-rés , ne peuvent inspirer aucun attachement.

Cependant, ma chère tante, n’allez pas, surparole, vous défaire de vos biens, pour venirIiabiler le village de Grindehvald. Les grâcesde votre esprit, vos connoissances, votre ai-mable gaité, sont des plantes trop délicatespour la rudesse de ces climats. Le bonheur estpar-tout pour l’homme honnête et raisonnable;et je crois qu’un prince, qu’un roi même ,peut être aussi heureux sur le trône qu’un pay-san d’Helvétie dans sa chaumière, avec sa fon-taine, ses vaches, et une jolie femme qu’ilaime. TJmilissimo servo .