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en Italie mille quintaux de fromage, qui sevendent huit à dix écus le quintal. La popula-tion est nombreuse, les maisons propres etbien bâties, les liabitans bien vêtus ; ils por-tent l’empreinte de la santé, de la vigueur,et du contentement intérieur ; heureux bien-faits qu’ils doivent à la frugalité de leur vie ,à la simplicité de leurs moeurs, et à l’attentionqu’ils ont de ne pas mêler leur sang avec desétrangers. Lorsque deux hommes de ce cantonse rencontrent dans les montagnes, quoiquecourbés sous leur fardeau , ils s’arrêtent , seredressent , et se disent gravement : « Salut yhomme libre ». Deux paysans s’étoient battus ;l’un d’eux , sur le lit de mort, malgré les plusvives exhortations, ne vouloit point pardon-ner à son ennemi. On le menace de l’enfer j ilse lève avec vivacité, et s’écrie : «Ne suis-jepas un homme libre? Je n’irai qu’où je vou-drai». La France avoit demandé à ce canfonquelques subsides, pour les troupes suissesqu’elle avoit à son service. On agita la questiontlans une assemblée, et le dernier opinant ter-anina ainsi son discours : « Après tout, il fautbien faire vivre le roi de France , qui a une.nombreuse famille ». Ce charitable avis décida.J’impôt.