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Tome troisieme.
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furent égayés par l’aspect des glaciers , le belazur des glaces et la riante verdure des pâtu-rages ; mais l’aspérité du chemin diminuoit leplaisir de cette perspective. Nous arrivâmesvis-à-vis d’un escalier très-étroit et construiten forme d’échelle. Blanche étoit fatiguée ; unde nos guides , personnage vigoureux , la pritsur ses épaules et la monta lestement; je crusvoir Borée enlevant Orithye.

Nous atteignîmes un châlet, situé au milieud’un beau pâturage , où étoient des bergers oc-cupés à faire leurs fromages ; nous leur de-mandâmes l’hospitalité. Ils ressembloient à devrais sauvages , par la longueur de leur barbeet la tournure grotesque de leurs habits de peauxde chèvre et de chamois, dont le poil est en de-hors : leur ignorance les assimiloit à des Hotten-tots. Ils nous donnèrent du lait ; c’est tout cequ’ils possédoient. Nous allumâmes du feu aufoyer d’un verre ardent, ce qui les étonnasingulièrement : ils nous prirent sans doutepour des magiciens. Nous assistâmes à leurdîner, qui consistoit en une chaudière de laitque l’on avoit fait bouillir ; mais, ni pain , niviande , ni légumes, ni fruits, ni vin n’assai-sonnoient ce breuvage ; quelques - uns man-geoient du fromage avec du lait, en guise de