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disoit-il , des maris qui mènent leurs femmes àla comédie de Besançon ; et depuis quelquetemps , ajouta-t-il, à la honte des moeurs, nousavons dix perruquiers dans le Locle, tandis quejadis un seul suffisoit pour toute la contrée».Je lui demandai s’il se croyoit un homme cor-rompu , parce qu’il portoit des souliers et desbas de soie gris? «Non, sans doute. ■— Ehbien , monsieur, il est des pays où vous seriezun objet de scandale, car on n’y va qu’en sa-bots et les jambes nues; et s’il y a des prédica-teurs dans ces contrées, je ne doute pas qu’ilsne déclamassent contre vos bas et vos souliers.Les premiers bas de soie ont été portés parHenri II , roi de France; vous voyez que votrefaste égale celui des rois ». Nous nous séparâmesaprès cet entretien. Mais, revenus à notre au-berge, le démon delà poésie s’empara de moi;et au lieu de me coucher, je rimai des idées surle luxe, que j’envoyai le lendemain à monsieurRobert :
Tout est luxe dans la nature,
Qui, sage et prodigue à la fois,
De fleurs , de feuilles , de verdure,
Couvre les champs, orne les bois.
Et
Tous les ans Cérès et PomoneNous enrichissent de leurs dons ,