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Tome troisieme.
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près les anciens. La diète assemblée commencepar implorer les lumières et les secours de laDivinité ; ensuite on fait la lecture des ordon-nances et des loix ; elles sont simples , et ontpour objet les mœurs et la police. Le troubleet la confusion agitoient les assemblées de laGrèce et de Rome : les Suisses , plus rustiques,plus ignorant, mais plus sages , votent sans par-ler. S’ils acceptent la loi ou le projet proposé ,ils lèvent la main : s’ils refusent, ils la tiennentcachée. Dans le cas d’incertitude sur le nombredes voix , on élève deux hallebardes croiséesyers la pointe : ceux qui votent pour la loipassent sous les hallebardes, les autres restentçn-deçà, et alors on compte les voix.

u La naissance ou la fortune ne donnent au-cun droit aux places ; ce sont l’opinion et laconfiance qui nomment, et le mérite est nom-mé. Souvent les magistrats sont pris dans laclasse des paysans. On les voit alors, plusieursfois la semaine, sortir de leurs cabanes, un bâ-ton à la main, siéger dans le conseil suprêmede la nation, et, après avoir réglé et discutéles intérêts de l’état, retourner paisiblementaux travaux du labourage.

Les habitans de ces trois cantons vivent en-tr’eux comme ne formant qu’une famille : cha-