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Tome troisieme.
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que individu est sous lu sauve-gardc de la foipublique. Les maisons n’y sont fermées qu’euhiver, et c’est à cause de la rigueur de la saison.Ils n’ont point d’avocats; chacun plaide sa cause.S’il s’élève une dispute entre deux ou plusieurscitoyens, tout magistrat ou tout particulier a ledroit de leur imposer silence : si les disputansrefusent d’obéir, ils sont réputés réfractairesaux loix, et punis en conséquence.

>; Quoique ce pays, tout hérissé de rochers,n’oflre qu’un sol stérile et pauvre, cependantle peuple y jouit de l’aisance que procure lamodicité des besoins et des désirs. Leur com-merce suffit à leur existence : il consiste enbeurre, fromage et bestiaux, et sur-tout enchevaux robustes, élevés pour la guerre. D’ail-leurs, ils n’ont aucune sorte d’impôts à payer.Les armes sont leur plus riche parure, et c’estle premier présent qu’un jeune Suisse reçoit dela main de son père.

)) Telles ont été les moeurs, la simplicité, lesvertus de ce peuple, dans les premiers tempsde leur union, et même dans les siècles posté-rieurs. Malheureusement le luxe, ce poison desmoeurs , s’échappant des états voisins, et for-çant les barrières de la Suisse , commence à s’yglisser et à altérer se s vertus primitives; ce qui