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Tome troisieme.
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absurdes et les plus licencieuses. Les uns yvoyoient l’ordre exprès de renverser la puis-sance civile ; les autres y trouvoient énoncée laloi de suivre tous les penchans de la nature.

On court aux armes. Les cinq cantons ca~tholiques viennent se camper à Bans, et dixmille prolestans à Capel. La bataille alloit selivrer, lorsque des hommes modérés proposè-rent une trêve ; elle fut acceptée. Cette suspen-sion n’appaisa pas les esprits. Pour assurer lapaix, il y eut encore divers congrès; mais lesprédicateurs, les docteurs des deux religionséchauffèrent la multitude, irritèrent le ferment.Les cantons catholiques, soutenus par les ha—bitans du Valais , et quelques troupes du duc deSavoie et du pape Clément VII , courent encoreaux armes. Les Zurichois, renforcés de quinzecents Grisons , s’avancent contr’eux. Pendantle combat, une terreur panique saisit les Zuri-chois. Zwingle, faisant les plus grands effortspour ranimer leur courage, est abattu d’uncoup de pierre. Il se relève ; mais la foule desfuyards et des vainqueurs le renverse encore ;alors il se met à prier Dieu . Lu oatholique luiayant demandé s’il vouloit être confessé, Zwin-gle refusa par un signe ; aussitôt un officier ca-tholique le tua d’un coup dépiqué sous le men-ton :