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Tome troisieme.
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ton : c’étoit en i 53 i 1 ; il avoit quarante-quatreans. Les vainqueurs outragèrent honteusementson cadavre : ils tinrent un conseil de guerre,qui condamma le corps de ce réformateur,comme hérétique et traître à la nation, à êtreécartelé par la main du bourreau ; ce qui futexécuté. Ensuite, dans un excès de rage, ilsbrûlèrent son corps, et mêlèrent ses cendres àcelles d’un pourceau, pour empêcher les réfor-més de les recueillir.

Quatre mille protestans furent battus uneseconde fois par sept cents catholiques. Enfinla paix fut signée en 1712, par la médiationde la France, du duc de Savoie et de plusieursvilles protestantes de la Souabe . Par le premierarticle, les deux partis ont la pleine liberté deprofesser la religion qu’ils ont adoptée. Cettepaix n’a pas éteint toute semence de haine et dedivision entre les catholiques et les protestansjmais l’intérêt et la politique , sont les liens

1 Ce réformateur ne se piquoit pas de bravoure ; ilavoit fait tous ses efforts pour éteindre le feu qu’il avoitallumé. Il marcha à l’armée en qualité de premier pas-teur ; il pressentoit sa mort : une comète qui parut alorsconfirma ses craintes; il s’en plaignit d’une manièrelamentable, et publia que la comète anuonçoit sa mortet de grands malheurs sur Zurich .

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