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Tome troisieme.
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nécessaires de leur union et de la concorde.

Voilà, ma chère tante, le résultat de meslectures et du loisir de Phiver. J’aime beaucoupla saison de la verdure et des fleurs, la prome-nade sous des ombrages frais; Phiver cepen-dant a ses douceurs : il me semble qu’auprèsdu feu, avec un époux et des livres, on jouitdu mauvais temps. Cette expression vous pa-raîtra bizarre ; mais ne jouit - on pas par laréflexion, quand on pense qu’on est à cou-vert du froid, des injures de Pair, et que l’ongoûte le repos auprès d’un bon feu ? Si j’étois au-teur, il me semble que je ne pourrais travail-ler qu’au milieu des frimas; l’esprit est moinsdistrait ; le froid et la paresse nous clouentsur notre fauteuil. L’été, le soleil, la rapidecirculation du sang, le besoin d’action, la vuede la campagne, nous sollicitent au mouve-ment et à la dissipation. Oserai-je vous commu-niquer les idées que fait naître en moi l’étudede l’histoire? D’abord, les passions, la férocitédes hommes m’inspirent du mépris pour eux ;l’ambition des papes, les moeurs du clergé, lesguerres de religion, les obscurités de l’EcritureSainte ébranleraient ma croyance, simon coeurne plaidoit en faveur de la religion contre lessophismes de l’esprit. 11 est si doux de se re-