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enrichie de diamans, quelques bijoux en or,des dentelles, objets dont je me plaisois à parermon idole, une feimne adorée. .Te n’aurois ja-mais osé lui proposer de s’en défaire, mais sagénérosité m'a prévenu ; elle m’assure , avecbeaucoup dé gaieté, que ces bagatelles n’ajou-tent rien à son bonhe ur. Combien elle est su-périeure à tant de femmes, poupées de parade,qui attachent leur gloire, leur félicité, leurexistence à tous ces hochets de la vanité ! Icinous ne trouverions pas à vendre de tels effets,et d’ailleurs il est inutile d’afficher notre em-barras. Quand tu les auras vendus, tu m’enferas tenir l’argent. Je te recommande encorela plus grande discrétion, sur-tout vis-à-vis demadame de Saint-Omer . Je lui ai mandé qu’ilme restoit deux mille livres de rente : ma mai-son de campagne devroit me les rendre ; maisC3tte année son produit n’a pas excédé quatorzecents livres. N’importe, nous avons l’honnêtenécessaire. Si tu voyois l’économie, l’activité,la patience de madame Delmont, et ses mo-destes vêtèm'ens, toujours propres, mais sem-blables à ceux d’une fermière aisée. Quel chan-gement ! elle qui aimoit la magnificence et àtenir une bonne maison ; elle a l’ame d’Aris-tippe. Riche ou pauvre, sa raison, sa gaieté,