Band 
Tome troisieme.
Seite
332
JPEG-Download
 

( 352 )

son courage ne l’abandonnent jamais. Nous nedonnons plus à dîner; mais tous les jours, unou deux habitués viennent prendre le café avecnous et jouir d’un bon feu. On parle, on dis-cute, on rit; ensuite les échecs, et la journées’enfuit plus vite, je pense, que sous des lam-bris dorés et au milieu d’un grand cercle. Ce-pendant, comme j’espère avoir des enfans, etque je veux procurer à leur mère toutes lesdouceurs de la vie, mon projet est d’embrasserlin état dès que je pourrai rentrer dans ma pa-trie. Lequel? je n’en sais rien encore. Je neveux pas être menuisier, comme le jeune Emile ;un certain attrait de paresse ou de vaine gloire,une fausse vocation m’entraîneroient vers lalittérature; mais je me souviens de la leçon deVoltaire :

Tu n’as point d’aile et tu veux voler? rampe.

Et toi, mon cher ami, es-tu toujours aussigêné? L’avarice innée de ton père s’est-elleadoucie? Je n’en crois rien : multa senem cir~cumveniunl incommoda } et sur-tout l’avarice,vice honteux et insensé; car, comme dit Ci-céron : Pntest enim quidquam esse absur-dius, quctm, quà minus vice restai, eo plusvialici quccrere. Au l’este, l’ayarice de ton