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Maladie de Bertaut.
M o N cher neveu, mon frère est dangereuse-ment malade ; sa porte est. fermée à toute lafamille : les amis seuls de madame Bertaut sontadmis. Je me suis présentée deux fois : j’ai in-sisté ; mais les dragons qui gardent l’entréem’ont repoussée. J’ai écrit une lettre à monfrère, avec l’adresse d’une main étrangère-,point de réponse. Mes chers enfans, accourezau plutôt ; arrivez de nuit chez moi : je vousai préparé une petite chambre, où vous serezchaudement et séparés du reste de la maison.Vous ne trouverez pas mauvais que je vousenvoie vingt - cinq louis pour votre viatique :vous me les rendrez un jour avec les intérêts.
Adieu mes amis, mes chers enfans ; j’ai be-soin de vous voir et de me consoler avec vous.Ea maladie de mon frère m’afflige : dans lemalheur, toutes les vieilles tendresses se ré-veillent.
LETTRE