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ni moins aimant, ni moins vertueux. «N»tour*mentez pas mon père, lui disoit-elle, peur sesdernières dispositions ; qu’il laisse ses biens àma belle-mère. Sa fortune est à lui : c'est lefruit de ses travaux ; mais engagez le à me re-tirer sa malédiction dont le poids m’accable. Sij’avois le malheur de le perdre sans avoir ob-tenu mon pardon, le reste de ma vie seroit em-poisonné ; je n’anrois plus de repos , de bon-heur. J’ai encore une grâce à vous demander ;c’est de la bouche même de mon père que jevoudrois entendre l’arrêt de mon pardon : jevoudrons le voir, baiser ses mains paternelles,lui prodiguer mes soins ». Le confesseur, émude cette piété fdiale, touché de tant de vertus,promit d’employer toute l’autorité de son mi-nistère pour lui obtenir une entrevue. Nous luiconfiâmes alors notre intelligence avec Julie, e,tfîmes l’éloge mérité de son zèle, de sa fidélitéet de la beauté de son ame.
Après cet entretien, le père Anselme se ren-dit chez Bertaut. Sa digne épouse , avant del’introduire , le supplia de ne pas troubler lesderniers momens dn moribond, en lui parlantd’affaires , de testament ; qu’elle savoit très-positivement qu’il avoit mis ordre à sa succes-sion j que c’étoit bien le moins qu’on le laissât