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jamais la nommer dans son testament. Il fit pré-sent du diamant à sa soeur, qui lui promit dele porter le reste de sa vie, et de le rendre àBlanche après sa mort. À onze heures, tout futfini, et la famille se retira.
Cependant Blanche étoit désolée de ne pou-voir donner ses soins à son père ; Bertaut lui-mérne souffroit beaucoup d’être obligé de sepriver de la présence de sa fille ; mais lfe zèleardent de Julie leur promit de les réunir bien-tôt , et son adresse sut en saisir l’occasion. Ma-dame Bertaut, à son lever, se plaignit de n’a-voir pas fermé l’œil, que les veilles la fàti-guoient cruellement. « Il est vrai , madame,vous êtes bien changée ; votre joli visage avieilli de dix ans. — Encore, si je croyois parlà sauver mon mari, je n’hésiterais pas un mo-ment; mais il est condamné; je dois me ré-soudre à le perdre et à le pleurer. Aurais-tuquelqu’un de confiance qui pûtremplacer Cham-pagne ? Nous pouvons nous passer de la garde,mais non d’unliomme fidèle et sûr. — Madame,j’ai un cousin , dessinateur, qui convient par-faitement ; je suis assurée de sa probité. Il n’estpas fait pour être domestique, et je ne vous lepropose que pour veiller pendant la nuit auprès