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Tome troisieme.
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qualité mille écus qui sont dans tes mains. Pourcela, j’ai imaginé un fidéi-commis. N’as-tu pasquelqu’homme de confiance qui pût te gardercette somme, et te la remettre en cas d’événe-ment »? A ces mots, madame Bertaut mit sonmouchoir sur ses yeux, comme pour cacherses larmes. Julie vint à son secours, et dit quele notaire de madame seroit l’homme qui con-viendrait pour ce dépôt. « Eh bien ! va le prierde passer sur-le-champ ici». Le notaire ac-courut, et les billets lui furent remis : le reçuqu’il fit portoit qu’il ne livreroit ces billets,montant à la somme de cinquante mille écus,qu’à la personne que le dernier testament deBertaut nommeroit son héritière. Cette re-connoissance passa dans mes mains. Il semblaque le ciel, protecteur de l’innocence et ven-geur du crime, avoit prolongé jusqu’à cetteépoque la vie de Bertaut. La nuit du jour oùle porte-feuille fut rendu, il tomba dans unassoupissement profond et léthargique : peu àpeu sa tête s’embarrassa , la fièvre augmenta jle médecin, qui le vit dans la matinée, ne luidonna que quarante-huit heures d’existence.Dès le grand matin , je renvoyai ma femme ,que ce spectacle faisoit fondre en larmes. Je fis