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éveiller madame Bertaut, qui dormoit d’un pro*fond sommeil. Mon beau-père, dans des mo-mens de délire, noinmoit souvent sa fille, luidemandoit pardon des torts qu’il avoit eus avecelle. Madame Bertaut, effrayée de ses remords,lui dit que sa fille l’avoit abandonné, quecetoit une ingrate. A ces mots, Bertaut jettasur elle un regard effroyable : il fit même uneffort pour parler, se soulevant sur ses bras ;mais ayant aperçu le père Anselme qui s’étoitapproché du lit, il lui dit d’une voix encoreassez forte : «Qu’on fasse sortir cette femme ».Elle s’éloigna , confondue , étonnée, en di-sant : «On voit bien qu’il ne me connoît pas ».Lepère lui conseilla de se retirer pour quelquetemps : elle sortit, en me recommandant devenir l’avertir de tout ce qui se passeroit, etsur-tout de ne laisser entrer qui que ce soit ,hors le médecin. « Personne ici, lui dis-je,n’entrera que moi; je vous le promets ». Cequi la rassura. Le père Anselme alla dîner,et ne revint que le soir : il trouva le malade àl’extrémité ; il lui récita les prières des agoni-sans. Madame Bertaut se retira, disant qu’ellene pouvoit soutenir un spectacle si déchirant.Le père, resté ayec moi près du mourant,