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cendit vîte dans la chambre pour enfermer leseffets du défunt, dans une armoire dont elleprit la clef, après quoi elle alla se mettre dansson lit, où elle dormit d’un sommeil paisiblejusqu’à huit heures du matin ; mais le réveil nefut pas si doux. Je montai chez elle à la tête deshuissiers ; je frappai à sa porte ; elle ouvrit, etje lui annonçai que l’on alloit mettre les scellésdans sa chambre et dans toute la maison. « Chezmoi ! et par quel ordre? — Par l’ordre de l’héri-tière et le mien. — Le vôtre est fort plaisant $et qui êtes-vous ? — Je suis Adolphe Delmont,le mari de Blanche ». A ce nom fatal ellefrémit et s’écria toute pâle : « Ah ! quelle tra-hison ! vous , Delmont ! Mais , monsieur, jevous apprend que le testament de M. Ber-taut me nomme héritière de tous ses biens}que vous n’avez aucun pouvoir dans la maison.Je sais qu’il faut une légitime à votre femme}on la lui donnera : en attendant, retirez-vous.— Madame , ce n’est pas le moment de discu-ter nos intérêts respectifs. Si je n’ai pas le droitde faire apposer les scellés, vous les ferez enle-ver facilement} mais, songeons d’abord à ceque vous et moi devons à la mémoire du dé-funt, occupons-nous de ses obsèques. — Oui,
monsieur,