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Tome troisieme.
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croyant lui voir un moment de raison, l'ex-horta à oublier la conduite de sa femme. Ber-tau t le regardoit fixement, sans lui répondre ;déjà sa poitrine étoit oppressée par le râle-ment de la mort. Le père lui cria encore auxoreilles : « Pardonnez-vous à votre femme? —Non, répondit-il d’une voix ferme. — Y pen-sez-vous? Savez-vous que Dieu , votre juge.,est là, qu’il vous entend , qu’il va prononcervotre jugement ? Ge Dieu de clémence a par-donné , et vous êtes inflexible ! Allons, ditesavec moi : « Mon Dieu ! pardonnez-moi, commeje lui pardonne » ! Bertaut enfin, plus effrayéque touché, répéta avec le père, d’une voixpresqu’éteinle : « Mon Dieu ! pardonnez - moicomme je lui pardonne» ! Ce furent ses der-nières paroles ; il expira quelques minutesaprès.

Ainsi finit cet homme , trop foible pour ré-sister à ses passions , long - temps vertueux ,sans haine pour le vice et sans amour pour lavertu ; craignant Dieu sans l’aimer, pratiquantla religion par préjugé et par habitude 5 judi-cieux dans ses principes et inconséquent danssa conduite. Il étoit environ dix heures du soir.Julie courut avertir madame Bertaut, quides-