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titoiisa douleur, c’étoit l’idée de perdre son pèreau moment où elle l’avoit retrouvé, où elleétoit rentrée en grâce. Madame de Saint-Omer ,en tâchant de la consoler, partageoitson afflic-tion ; elle avoit l’aine trop belle , trop sensiblepour ne pas oublier les fautes d’un frère quela mort lui eulevoit.
Le notaire vint me signifier l’opposition auxscellés, au nom de madame Bertaut, héritièrede son mari par son testament. « Non , mon-sieur, lui dis-je, ce n’est pas elle qui hérite;passez chez monsieur Benoît, votre confrère ,vous trouverez un testament démon beau-père,postérieur au votre , par lequel il réintègresa fille dans tous ses droits, et la nomme sonhéritière. Le notaire se hâta de se rendre chezson collègue, et apprit, avec la plus grandesurprise, que madame Bertaut et lui avoientété joués, Il se hâta d’aller lui annoncer cecruel événement : « Madame, lui dit-il enl’abordant, le pot au lait est renversé ; montestament estnul : votre mari en a dicté un autreces jours derniers, dans lequel il ne fait aucunemention de vous ». Peignez-vous la rage et le-désespoir d’une femme si cruellement déçue.
Cependant, j’ordonnai pour mon beau-pèredes obsèques magnifiques ; ma femme fit dire