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Tome troisieme.
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quantité de messes pour le repos de son ame.Il fallut toutes les amitiés de sa tante, mes soins ,ma tendresse, les visites de tous ses parais,de tous ses amis, pour adoucir la vivacité desa douleur. Elle ne voulut point rentrer danssa maison, que la veuve ne l’eût quittée; cequ’elle fit au bout de dix jours. Elle envoyachercher la malle déposée chez le notaire, sefélicitant intérieurement de son adresse , etd’avoir sauvé une si riche proie. La malle arriva;elle l’ouvrit avec empressement. Dieux ! quelleconfusion ! quel dépit ! quels transports de rage !elle ne trouva que des haillons, et des plats decuivre et d’étain. On dit qu’elle se trouva mal.Elle maudit cent fois l’exécrable Julie, Blancheet moi, et le défunt lui-même.

Cependant madame Delmont, oubliant tousles maux que lui avoit causés sa belle-mère, etentraînée par sa générosité, lui fit proposer unepension de deux mille écus, à condition qu’ellequitteroit Lyon , et elle l’a acceptée. On nesait dans quel repaire cette couleuvre est alléecacher sa honte, son venin et sa vie.

Enfin, mon cher frère, nous voilà aprèstant d’orages, parvenus au port. J’espère quel’adversité nous aura appris l’art de jouir durepos, de notre fortune, et sur-tout aura dé-

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