Band 
Tome troisieme.
Seite
375
JPEG-Download
 

( 5 7 5 )

NOTES.

(e) V^ette vallée, ainsi que celle des Bains, n’éloîtanciennement qu’un désert affreux, qui seroil restélong-temps le repaire des Bêles féroces, si lès Iluns etles Àlaius n’y. eussent établi des colonies. Des nationsnomades et terribles, sortent, dans le cinquième siècle ,des frontières de la Chine , conduites par des chefs am-bilieux, foulent les nations devant elles, pénètrent enGermanie, dans les Gaules, enfin en Italie . Après lamort d’Attila , on les. repousse, leurs forces s’affoiblis-scut, on les poursuit, ou les massacre : quelques débrisrepassent en Asie , d’autres Tarlares se réfugient sur lesHautes - Alpes et dans les montagnes du Valais lesplus sauvages : là , barricadés contre leurs enne-mis ', resserrés, dans un espace très - étroit , ils fu-rent forcés de cultiver la terre et d’élever des trou-peaux : telle fut la première origine des Annivicrs.Des évêques du Valais envoyèrent de temps en temps,des missionnaires pour leur donner un culte, et adou-cir leurs mœurs; mais ces sauvages rejetèrent long-tempstoute instruction : leur simplicité on leur rusticité étoitcelle des premiers âges du monde. Une seule pièce aurez-de-chaussée eontenoit toute une famille; une tablede bois épais, creusée par intervalle, leur servoil de-bassin à soupe, et ils ne connoissoicnt d’autres mets quelés herbes et les racines. Mais quand les troupeauxfu~-