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Tome troisieme.
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(S 7 6)

i-cnt multipliés , ils prirent du goût pour la propreté, etréformèrent insensiblement leurs usages et leurs mœurs,,s’élevant de plus en plus sur les montagnes pour trou-ver des pâturages. La vivacité et la pureté de l’air in-iluèrent beaucoup sur leur physique et leur moral. Lesmales acquirent de la beauté, et les femmes eurent plus -d intérêt et de charme dans la physionomie.

(b) Voici comme il fait parler Saint-Preux .

u Je suis parti trisie de mes peines, et consolé devoire joie : ce qui me lenoit dans un état de langueurqui n’est pas sans charmes pour un cœur sensible. Jegravissois lentement à pied des sentiers assez rudes,conduit par un homme qui jnc servoit de guide, etclans lequel j’ai trouvé un ami, plutôt qu’un merce-naire. Je vouîois rêver , et j’en élois toujours détournépar quelque spectacle inattendu : j’attribuai durant lapremière journée aux agrémens delà variété des objets,le calme que je sentois renaître dans mon ame. J’ad-xnirois l’empire qu’ont sur nos passions les plus vives ,les cires les plus insensibles. Je méprisois la philoso-phie de ne pouvoir même autant sur l ame qu’une suited’objets inanimés; mais cet état paisible ayant duré lanuit, et augmenté le lendemain, je ne lardai pas dejuger qu’il y avoit encore quelqu’autre cause qui nem’étoit pas connue. J’arrivai ce jour-là surles montagnesles moins élevées, et parcourant ensuite leurs inéga-lités, je m’élevai sur les plus hautes qui étoient à maportée. Apres m’être promené dans les nuages, j’attei-gnis un séjour plus serein, d’où l’on voit le tonnerreet l’orage se former au-dessous de soi : image trop vaine