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pentir. Après cetle singulière expiation, ils reprennentleurs moeurs et leur vie ordinaire.
Cette superstition n’est pas renfermée dans la capi-tale; un homme digne de foi raconte que, dans uneville d’Estramadure , il connoissoit une femme d’unenjouement, d’une aménité très-aimables : il va chezelle un vendredi saint, il lui trouve dans sa parure,dans sa physionomie un air de fête et de triomphe ; illui en demande la cause, dans un jour de deuil et depénitence : « Vous allez le savoir »: Dans ce moment lesflagellans dévoient passer devant sa porte : elle les atten-doit avec impatience. Ils arrivent, elle s’approche dela fenêtre, de plein-pied avec la rue, garnie de bar-reaux ; les flagellans s’arrêtent et se frappent devantelle. Cetle femme, dans un instant, est couverte deIlots de sang qui jaillissent de leurs épaules : elle se dé-lcctoit à recevoir celle sale rosée, sur une robe éblouis-sante de blancheur, qu’elle avoiü mise à dessein. Oncroit que dans cette hideuse cérémonie, l’amour semèloit à la dévotion, et que sou amant étoit un desacteurs.
La secte des flagellans commença à Pérouse, vers l’an1260 : un nommé Ragnicr fut le premier auteur decette démence , dans laquelle il entraîna une foule depersonnes. Ils se mirent à marcher en procession deuxà deux, le corps découvert et se fouettant jusqu’au sang.On les appeloit les dévots , et leur supérieur, le généralde la dévotion. Des prêtres portant la croix et deshommes de tout âge précédoient la procession. Dansles commenceruens ces exemples de pénitence produi-soieut des réconciliations, des restitutions, des œuvres