LES FORÊTS
DE LA FRANCE.
La crainte pieuse de nos ancêtres, que la Francene périsse faute de bois, s’est évanouie ; la révolu-tion , l’égoïsme et de vains plans de finances l’ontsuccessivement et entièrement effacée. Ceux quipartagent encore, et le plus modérément, les an-ciennes appréhensions de nos magistrats les plusvertueux et des savans les plus éclairés, sontmême aujourd’hui considérés comme des gens àsystème ou à courtes vues, qu’on ne daigne ni com-battre, ni écouter -, et, si parfois on leur accordequelque attention, c’est pour les plaindre aussitôtd’être restés en arrière de la révolution, desprogrès des lumières et de la science nouvellequi fait tout-à-coup les hommes d’Etat.
Semblable à une catastrophe de la nature,notre révolution a bouleversé l’état ancien duRoyaume et créé un ordre nouveau ; au milieude cette secousse politique ,néanmoins, on a vu
1