C 2 )
s’élever et dominer un grand principe d’État ;celui de jeter immédiatement dans la masse despropriétés privées, une étendue immense de biensfonds jusqu'alors réputés ou maintenus inalié-nables, et desquels on a favorisé la division d’unemanière indéfinie, afin démultiplier de meme, lenombre des propriétaires fonciers. C’est là sansdoute le bienfait le plus général et le plus éminem-ment heureux, car, en peu d’années, il a faitchanger une foule innombrable de vassaux, decongéables ou de censiers, voués par les lois etles coutumes à une pauvreté héréditaire, en pro-priétaires actifs, qui, tous, et presqu’aussitôt, ontfait remarquer sur leurs parcelles acquises, uneculture prospère ou florissante, et qui, en memetemps, ont acquitté avec une exactitude parfaiteleur quote-part dans les contributions foncières ;Ainsi l’Etat et le citoyen en ont été un instantplus riches , plus puissans et plus heureux.
Mais ce pi'incipe si sage, si fécond et si utiledans ses effets, comportait en lui-méme une ex-ception plus utile et plus sage encore, celle deY aliénation des bois etforêts , à l’existence desquelsest attaché le sort meme de la patrie ■ on devoitégalement excepter des ventes et des partages, lespâtis et les communaux des sites montueux quela houe et la charrue ont partout si vivementdéfrichés depuis.