c 3 )
Je ne viens point opposer mon opinion personnelleaces fatales déterminations : j’en ai déjà trop ressentil’impuissance ou l’inutilité par quelques écrits pu-bliés , et par maintes représentations faites et réité-rées aux hommes du pouvoir -, je ne viens pasdavantage combattre une disposition du budget del’année 5 mais comme, en ce qui concerne l’aliénationdes forets, cette disposition n’est que facidtative, etque, pour sa résolution entière ou partielle, elle dé-pend de circonstances soumises à la sagesse du Gou-vernement : comme d’ailleurs le principe d’aliéna-tion n’a point de limites , je me suis fait un devoir,sans m’ériger aucunement en censeur, de redire etde reproduire, dans l’intervalle d’une session àune autre, toutes les considérations, tous les acteset les faits qui peuvent éclairer et arrêter enfin lebranle général de la destruction des forêts.
Je ne dissimulerai aucun des motifs qui sontallégués contre la permanence des forêts dansles mains du domaine ■ je m’appesantirai mêmesur celui qu’on 11’a fait qu’effleurer , qu 'aliénern’est pas détruire. Mais, comme je viens de fairema profession de foi sur le principe qui a faitmultiplier les propriétaires fonciers, je dois mecroire plus fort pour soutenir l’exception queje viens d’articuler ■ je me plais à penser que ceuxqui sont de l’avis de l’aliénation des forêts, n’ontjamais , en effet, cru- ni présumé qu’il dût en