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voit précédé, et le liéros n’a que la gloire d’enavoir consommé la ruine ; ainsi le Mont-Liban,l’orgueil de l’Orient, aux pieds duquel, on pour-roit dire, fut le berceau du genre humain , et oùs’élevèrent Moïse, Jésus et Mahomet ; le Mont-Liban, devant lequel sont venus se mesurer lesplus grands rois du monde, Ninus , Alexandre,César et Titus , devant lequel sont apparues aussi,et nos fatales croisades, et nos phalanges républi-caines • le Mont-Liban qui donnoit la vie et la fer-tilité à l’Euphrate, à l’Oronte et au Jourdain,n’est plus que le roi des ruines et des déserts. Sescèdres fameux, dont toute la terre a parlé, sontdisparus, et les neiges qui, dans les temps de sagloire ne s’écliappoient dans les vallées qu’avecune vivifiante lenteur, n’y arrivent depuis les siè-cles de guerres, qu’en torrens dévastateurs.
Les montagnes secondaires et les collines si re-nommées au temps des Hébreux par les oliviers,la vigne et les figuiers, subissent le sort du Li-ban j et, dans les plus doux aspects, elles ne ser-vent qu’au vain parcours des troupeaux des Ara-bes,- la vaste plaine du Jourdain est la plus pauvrede la Syrie -, les montagnes sont nues et calcinéespar la réverbération continue du soleil ; le granddésert, enfin, commence où furent Tyr, Sidon etla Terre promise.
Aux lois de Moïse et de-Salomon, à celles du