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Tome troisieme.
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dans l’église de Saint-Martin de Tours , le jour de 1*bataille de Nancy , présenta au roi la patène à baiser,en lui disant : comsununalum est, lui annonçant parces mots la mort de Charles son rival.

La chapelle du duc de Bourgogne étoit composée•de quarante, tant moines que prêtres, chapelains etorganistes : il y avoit outre cela uu aumônier et sous-aumônier qui dirigeoient et distribuaient les charitésdu prince : elles passèrent souvent vingt mille francspar an. Le clerc de la chapelle disoit ses heures avec lui.

Seize écuyers, qui couchoient auprès de son appar-tement , ne le quitioienl jamais. Dans ses instans de dé-lassemens, les uns chantoient, les autres lisoient desromans, et s’appliquoient à le récréer.

Six docteurs en médecine veilloient à sa santé ; quandil étoit à table, ils examinoient la nature des mets qu’onlui servoit.

11 avoit quatre chirurgiens, tant pour lui que pour samaison; ils traitoient gratuitement les pauvres.

Il avoit quarante valets-de-chambrc de tous les états.

Deux épiciers et leurs aideslui donnoient ainsi qu’auxgens de la maison , les épices, les dragées, et l’hypo-cras. Sa musique consistoit en douze trompettes, sixménétriers, et les joueurs de bas instrumens. Les douzetrompettes sonnoient tous les matins pour réveiller leprince : elles annouçoient son départ et son retour.

(o) Cepape,septuagénaire, assiégeoit la Mirandole lecasque en tète, la cuirasse sur le dos ; il visitoit tous lestravaux. Il avoit cependant du goût pour les arts et leslettres ; celles-ci, disoit-il, sont de l’argent pour les