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pliqués à détruire les bois (i), afin d’éviter lessurprises des indigènes, et de former des plaines dé-couvertes autour de leurs camps. Probus lui-mémen’a pas épargné ces temples des Gaulois, nos pre-miers ancêtres ( 2 ).
Dans les temps modernes, les rois, les empe-reurs , les nations dans leurs guerres civiles, etmême les seigneurs dans leurs petites guerres àoutrance, se sont tous fait des règles ou moyensde guerre, ou des titres de gloire, à détruire au-tour de leurs camps et de leurs forts tous les boiset forêts qui pouvoient cacher l’ennemi, ou le dé-terminer à s’y fixer (3).
C’est pour cette cause également, que l’Angle-terre, couverte de forêts, avant l’invasion des Ro-mains, a été mise à nu ■ Tacite nous dit qu’Agri-cola occupait une partie de ses légions à chercherles naturels du pays dans les forêts : œstuarici acsylvas prœtentare.
Le brave Galgacus, pour exciter ses compa-
(t) Omnibus arboribus longé latèque in fïnibus excisisCæs. L. 4-
(2) Arbores fuere templa. PI. 1 . 2.
(5)Maxima laus, latissimas circùm se, vastatis linibus,solitudines habere, boc proprium virtutis exislimant ex-pulsos agris finitimos... neque propè se consistere.... La-tissimè à suis vacare agros. Cæs. L. 4 .