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provisionnement en combustibles, fit accorder ausieur Arnoul, des fonds et des attributions pourl’exécution de son projet ; Arnoul en effet eut plusde succès que Rouvet.
La composition mécanique de ces flottages, aux-quels les hommes du monde ne font peut-être nulleattention, et que beaucoup d’ingénieurs regardenten pitié, parce qu’on franchit soixante à quatre-vingt lieues sans leur concours, a été lentement per-fectionnée, et quoi qu’on en puisse dire, elle tientà des règles physiques dont on ne se doute pasen général, et qu’il convient de dire ici, puisqu’ils’agit d’une grande partie des forets de la France,et de l’approvisionnement de la capitale. Ces rè-gles se rapportent à l’art de tordre les rouettes ouharts, aux moyens de leur conservation pendanttoutes les saisons de l’année, au choix des espècesde bois, à leurs dimensions, à un juste degré d’é-lasticité, pour les faire céder aux secousses dansles sauts de pertuis , et pour les maintenir néan-moins dans toute leur force de résistance, afind’empêcher l’échappement des bûches.
Cette composition de flottage consiste encoredans l’assortiment des espèces ou essences de bois,afin d’obtenir une égale pesanteur spécifique ; dansla dimension exacte des divers coupons; dans léchoix d’un bois blanc léger pour composer les têtesde trains, afin de leur mieux faire ouvrir le sillage