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science, il déclara que dépendoient toutes causesde prospérité publique j Louis enfin, par cette or*donnance, paroissoit plutôt vouloir régénérer etreconstituer la monarchie sur une base nouvelle,en faisant prédominer sur tous autres intérêts, etsur ceux, même des autels, le cours et la durée desforêts du royaume j il déclara lui-même, au sur-plus, qu’elles faisoient la plus noble partie dudomaine.
Ces pensées levées ne sont point des présomp-tions gratuites , ni des moyens de st)le ; Louis lesa. manifestées et consacrées par les soins d’appareilqu’il prit pour donner à son ordonnance tous lescaractères d’une grande loi d’Etat, et en outre,toute l’expression positive de sa volonté royale.
Louis, on le sait, se prodiguoit rarement ; sem-blable, en quelque sorte, au roi de l’Olympe, ilassujettissoit tout à son regard ou à sa volonté;habile dans l’art de régner, il savoit bien jugerdes hommes qui dévoient coopérer à son gou-vernement; les assignations faites, et les limitesposées, chacun devoit rester dans sa sphère; notrelittérature gémitencore de la disgrâce que Racines’exagéra, et qu’il s’e'toit attirée pour avoir voulu,dans un mémoire qu’il fit présenter au Roi, fairele tableau de la misère du temps. Mais la disgrâcede Racine n’a point corrigé les littéiateurs et lessavans des temps ultérieurs ; et c’est depuis la ré-