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i72o, Les évêques, les bénéficiers, les seigneurs de-là cour et même les compagnons de plaisirs firentde vains efforts pour faire déroger le régent àla rigueur de l’ordonnance et de l’édit de 1719;tout aux plaisirs, quand il étoit dans cette lice ,il étoit tout à ses devoirs envers le Roi et la Francequand il étoit au Conseil,- il ne rednutoit aucunennemi, car il a bravé toute la puissance du clergéet des parlemens.
C’est encore à ce régent, tant calomnié, qu’ondoit un arrêt mémorable, digne de Sully et deHenri IV, et dont nous recueillons les fruits, celuiqui a faitdonner au Royaume de France un aspectflorissant, et qui a préparé pour l’avenir des res-sources précieuses à l’industrie. Le 3 mai 1720,le Roi, de l’avis du régent, et sur le rapportdu contrôleur général Law, ordonna d’élargir tousles grands chemins , d’en essarter les bords, etde planter diverses espèces d’arbres , dont leRoyaume, dit l’ordonnance , vient d’être dé~peuplé.
De telles routes, ouvertes et plantées, ont eneffet bientôt attiré les voyageurs et le roulage ; ellesont rendu nuis certains droits féodaux ; elles ontéclairé au loin les campagnes et les clochers • ellesont détruit enfin celte antique et ombreuse uni-formité qui avoit ses droits et ses revenus. Je n’aipas besoin de signaler ces divers ennemis on