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contradicteurs, c’est assez les faire connoître que 1722.'d’en rappeler les intérêts ; je me bornerai à dire,sur cet arrêt, qu il a fait du Royaume de France,le plus beau de toute l’Europe, et peut-être dumonde entier • qu’il a fait règle jusqu’à Louis X\I,que les révolutionnaires l’ont respecté, et que^Napoléon même en a consacré la jurisprudence.
Le régent n’étoit donc pas un si détestableprince !
Les abus et les délits forestiers, poursuivis aucentre du Royaume, s'étoient réfugiés aux fron-tières ; on faisoit des ateliers de cendres sur lesAlpes, les Pyrénées et les monts du Bugey ; ony élevoit des fourneaux et des moulins à scie ;on sacrifioit les pins et les liêtres pour fournir descharbons aux Espagnols qui apportaient despiastres. Le régent, en 1722, fit publier un régle-ment du Roi, pour obvier à de tels abus • faisonsobserver cependant qu’il y est fait mention d’uneréserve générale des hêtres pour la fabrication desrames de galères.
Les dignitaires de l’orde de Malthe pensèrent I 7 2 &qu’ils seroient plus heureux sous le jeune Roi,pour obtenir une jouissance illimitée de leurs bois;mais un arrêt du conseil, en 1728, confirma toutesles dispositions faites par Louis XIV et par lerégent.
On fut encore plus sévère envers les ordres