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Les proprietaires et le Gouvernement lui-même,ne voyoient plus de produits désirables que dansles blés ; et le peuple cultivateur avoit trop facile-ment substitué la lioue à la charrue, pour écobuerles gazons et les livrer à l’incinération ; il y étoitporté, parce qu’il voyoit résulter de ce mode desmoissons magnifiques ; mais ces moissons étoientmoindres à la deuxième année, et la troisièmeétoit à peine productive. C’étoit bien, dans toutesa réalité, l’œuvre d’une colonie de passagers oude sauvages émigrans de contrée en contrée, etqui, ne prenant pas le temps de cueillir les fruits,abattent les arbres pour en jouir plus facile-ment. (j)
(i) L’écobuage a été un fléau ; tous les vrais agronomesen ont signalé les effets désastreux ; les hommes du Gou-vernement en ont été avertis, les Ministres de l’intérieuren ont été importunés ; mais que faul-il donc penser de laprotection qu’ils doivenlà l’agriculture, et surtout de leur sconnoissances agronomiques, quand on voit encore partoutexercer la fatale écobue ? Je ne sais même si tous les Mi-nistres de la révolution, M. Chaptal excepté, ont su ceque c’étoit que 1 ’écobuag?.
Nous donnerons tous nos soins à bien faire connoîtreles époques, les circonstances et les effets de ce mode,pour cultiver la terre; il tiendra mie place remarquabledans l’histoire de notre agriculture; trop heureux si ce